Trouver un numéro de téléphone : le guide 2026
5 méthodes pour trouver un numéro en B2B et leur coût réel. Dans la moitié des cas, le numéro est public et gratuit. Encore faut-il savoir où regarder.
La plupart des guides sur le sujet commencent par te vendre un outil. On va commencer par une question qu'ils ne posent jamais : quel numéro cherches-tu, exactement ?
Parce que le numéro du standard d'une PME, la ligne directe d'un responsable achats et le mobile personnel d'un directeur commercial ne se trouvent ni au même endroit, ni au même prix, ni avec le même risque juridique. Le premier est public et gratuit. Le dernier coûte entre 0,20 € et 0,55 € pièce, et c'est aussi celui qui t'expose le plus, juridiquement.
Autre chose, et elle est récente : depuis le 11 août 2026, les règles du démarchage téléphonique en France ont changé, et Bloctel a disparu. On explique plus bas ce que ça change pour toi si tu prospectes des professionnels.
Dans ce guide : les cinq méthodes qui fonctionnent vraiment, leur coût réel, celles qui ne servent à rien, et surtout comment savoir laquelle utiliser selon la cible.
Ce qui a changé le 11 août 2026
Commençons par là, parce que la moitié des articles que tu vas croiser sur ce sujet sont désormais périmés.
Pour le grand public (B2C), le régime a basculé. En application de l'article 13 de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 et du décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026, un professionnel ne peut plus démarcher un consommateur par téléphone sans avoir recueilli au préalable son consentement (article L223-1 du code de la consommation). Ce consentement doit être libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable à tout moment. Le décret ajoute qu'il ne peut excéder un an, qu'il ne se reconduit jamais tacitement, et que sa preuve se conserve trois ans à compter de la date de recueil.
Trois exceptions subsistent : l'exécution d'un contrat en cours et en rapport avec son objet, la prospection pour des journaux, périodiques ou magazines, et le rappel sous cinq jours ouvrables d'un consommateur qui en a fait la demande.
À l'inverse, certains sujets restent interdits même avec consentement, notamment la rénovation énergétique et l'adaptation du logement au vieillissement.
Le service Bloctel, lui, disparaît. Les articles L223-3 et L223-4 qui l'organisaient sont abrogés, et le chapitre du code change d'intitulé : il passe de « Opposition au démarchage téléphonique » à « Consentement au démarchage téléphonique ». Il n'y a plus aucune liste à consulter, et l'inscription n'est transférée nulle part. Les signalements basculent vers SignalConso.
Les sanctions montent. Jusqu'à 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une personne morale (article L242-16), avec publication de la sanction. Et le contrat conclu à la suite d'un démarchage irrégulier est nul.
Pour le B2B, la prospection téléphonique reste possible. Le texte vise explicitement « un consommateur », c'est-à-dire, selon l'article liminaire du code de la consommation, la personne physique qui agit à des fins étrangères à son activité professionnelle. Un professionnel appelé sur un sujet relevant de son métier n'entre donc pas dans ce périmètre.
La CNIL le confirme en maintenant deux régimes distincts : la prospection de professionnels reste fondée sur l'intérêt légitime (article 6.1.f du RGPD), à deux conditions cumulatives. La personne doit avoir été informée, par exemple au moment de la collecte de son numéro, et doit pouvoir s'opposer simplement et gratuitement, à la collecte comme à chaque contact. L'objet de la sollicitation doit en outre être en rapport avec sa profession.
Ce que la réforme ne change pas pour toi. Deux règles restent réservées au B2C et ne s'appliquent donc pas à la prospection professionnelle. L'article D223-9 du code de la consommation, qui limite les appels au lundi-vendredi de 10h à 13h et de 14h à 20h, vise expressément « un consommateur ».
Il en va de même pour la limite de quatre tentatives par période de trente jours calendaires. En B2B, ces bornes n'ont pas de fondement légal. Elles restent une bonne pratique, ce n'est pas une obligation, et à peu près aucun contenu du marché ne fait correctement cette distinction.
En revanche, une règle s'applique bien au B2B et personne n'en parle. Si tu utilises un automate d'appel ou d'envoi de messages, l'ARCEP impose depuis 2023 d'émettre depuis un numéro polyvalent vérifié (les tranches 01 62, 01 63, 02 70, 02 71, 03 77, 03 78, 04 24, 04 25, 05 68, 05 69, 09 48, 09 49). Utiliser un 01 à 05, un 06, un 07 ou un 09 classique pour un système automatisé est interdit, quel que soit le destinataire.
Le vrai risque pour toi : la requalification. C'est le point le plus important de cette section et il n'est traité nulle part dans les guides de prospection. Un fichier de dirigeants de TPE, d'indépendants ou d'artisans contient massivement des numéros en 06 et 07 qui sont, juridiquement, des numéros de personnes physiques.
Si l'objet de ton appel sort du cadre professionnel de la personne, elle redevient un consommateur au sens de l'article liminaire du code de la consommation, et le régime d'opt-in s'applique. La charge de la preuve du consentement pèse alors entièrement sur toi, et il n'existe plus de liste Bloctel à consulter pour te couvrir.
Retiens ceci pour la suite du guide : plus le numéro que tu cherches est personnel, plus il est cher et plus il est risqué. C'est vrai économiquement et c'est vrai juridiquement.
“⚠️ Un test rapide pour repérer un contenu périmé. Si un article publié en 2026, ou un prestataire, te recommande encore de « filtrer ta base contre Bloctel », il n'est pas à jour. Le service n'existe plus depuis le 11 août. Plusieurs guides bien positionnés sur ce sujet donnent encore ce conseil.
”
Les 3 types de numéros, et pourquoi ça change tout
Type de numéro | Où il se trouve | Coût typique | Confort juridique |
|---|---|---|---|
Standard, accueil | Google Maps, site web, mentions légales, registres officiels | Gratuit | Élevé, donnée publique et professionnelle |
Ligne directe | Site web, signatures d'email, standard qui transfère | Gratuit à faible | Élevé |
Mobile personnel | Bases de données et enrichisseurs payants | 0,20 à 0,55 € | Faible, zone grise |
L'erreur la plus coûteuse en prospection française, c'est de payer pour un numéro qui est public.
Si tu cibles des artisans, des commerces, des cabinets, des garages, des restaurants, des PME industrielles en région, leur numéro est affiché sur leur fiche Google Maps et sur leur site. Acheter des crédits à 0,30 € pièce pour l'obtenir, c'est payer pour une information gratuite. Et c'est pourtant ce que font beaucoup d'équipes, parce que leur outil ne sait faire que ça.
À l'inverse, si tu cibles des directeurs dans des ETI et des grands comptes, où le standard filtre et où la ligne directe n'est nulle part, alors le mobile a une vraie valeur et le payer se justifie.
Méthode 1 : les sources publiques, gratuites et sous-estimées
C'est la méthode la plus rentable, et la plus négligée.
Google Maps.
Pour toute entreprise ayant une adresse physique, la fiche établissement affiche le numéro, souvent le bon, généralement à jour puisque le professionnel l'entretient lui-même. C'est la meilleure source qui existe pour les commerces, artisans et services de proximité.
Le site web de l'entreprise. Page contact, pied de page, et surtout les mentions légales, obligatoires en France, qui contiennent le numéro et souvent le nom du dirigeant.
Les registres officiels. L'INSEE via le répertoire Sirene, Infogreffe et le BODACC donnent l'identité juridique, l'adresse, les dirigeants et la date de création. Pas de numéro directement, mais tout ce qu'il faut pour recouper et qualifier.
Les annuaires professionnels sectoriels. Chambres de métiers, ordres professionnels, fédérations, annuaires de franchises. Sur certains secteurs, c'est plus complet que n'importe quelle base payante.
Avantages : gratuit, légalement confortable puisque la donnée est publique et professionnelle, et souvent plus à jour qu'une base commerciale.
Inconvénient : ça ne passe pas à l'échelle. Trouver 40 numéros à la main est faisable. En trouver 4 000, non.
Méthode 2 : Basile, pour faire à l'échelle ce que tu viens de faire à la main
La méthode 1 fonctionne. Son seul défaut, c'est qu'elle ne tient pas au-delà de cinquante entreprises. Ouvrir une fiche Google Maps, recopier le numéro, vérifier les mentions légales, passer à la suivante : compte deux à trois minutes par ligne. Pour mille prospects, c'est une semaine à plein temps, et ton fichier sera déjà à moitié périmé le jour où tu le termines.
Une base de données B2B ne fait rien d'autre que ça, en continu et sur toutes les entreprises françaises à la fois. C'est exactement ce que fait Basile.
Ce qu'il y a dedans
26 millions d'entreprises et 29,2 millions de contacts, uniquement en France, rafraîchis en continu par le croisement de cinq familles de sources publiques :
les données légales, via l'INSEE, Infogreffe et le BODACC : SIREN, SIRET, forme juridique, date de création, capital social, dirigeants, statut ;
Google Maps : adresse vérifiée, horaires, téléphone public, catégorie, note et avis ;
les profils LinkedIn publics : poste, ancienneté, effectif, secteur, spécialités ;
les données financières : chiffre d'affaires, résultat net, effectif déclaré, comptes annuels ;
le web ouvert : sites, e-mails et téléphones publiés.
C'est le deuxième point qui nous intéresse ici, et il règle la moitié du sujet de cet article : le numéro que tu serais allé chercher à la main sur Google Maps est déjà dans la fiche. Tu ne le paies pas à l'unité, tu ne dépenses aucun crédit pour l'obtenir, il arrive avec la ligne.
Chaque fiche indique d'où vient chaque information : registre légal, Google Maps, LinkedIn ou web. Tu sais donc ce que tu manipules avant de décrocher ton téléphone. C'est rare sur ce marché, et ça devient précieux le jour où quelqu'un te demande d'où tu sors son numéro, la question exacte qui a coûté 240 000 € à Kaspr devant la CNIL.
Basile est aussi le seul de sa catégorie à exposer une API et un serveur MCP : tu branches la base sur Claude ou sur ChatGPT et tu demandes ta liste en langage naturel, sans passer par l'interface.
Ce que Basile ne fait pas, et c'est le point important
Basile te donne les numéros publics : le standard, l'accueil, la ligne de l'établissement. Sur un commerce, un artisan, un cabinet, une TPE, c'est exactement le bon numéro, c'est celui que le dirigeant décroche lui-même, et c'est pour ça que payer un enrichisseur sur cette cible n'a aucun sens.
Mais sur une PME de cinquante personnes où l'accueil filtre, ou sur un directeur commercial d'ETI, le numéro public ne suffit plus. Il te faut son portable. Et un portable n'est pas une donnée publique : il n'est ni sur Google Maps, ni dans les mentions légales, ni au greffe. Aucune base construite sur des sources publiques ne peut te le donner, la nôtre comprise.
C'est précisément là qu'Emelia prend le relais soit un numero par un numero, soit un fichier csv contenant une colonne avec le lien du profil linkedin de la personne importe directement dans le finder Emelia.
Tout est plus simple avec la bonne base de données.
Les numéros publics arrivent avec la ligne, sans crédit à dépenser.
Methode 3 Les Logiciels
Emelia, le meilleur outil de recherche de numéros de téléphone professionnels
Comment trouver le numéro de téléphone d'une personne aussi facilement que possible ?
Utilisez Emelia, un outil de Prospection conçu pour vous aider à trouver rapidement le numéro de téléphone que vous recherchez.
Trouvez des numéros de téléphone en masse ou un par un
Emelia trouve des numéros de téléphone mobile professionnels vérifiés (avec noms) en temps réel, en masse ou par recherche unique. Que vous recherchiez le numéro de téléphone d'une personne en Asie, en Europe ou aux États-Unis, l'outil de recherche vous fournira des données récentes et de haute qualité pour garantir les meilleurs résultats possibles.
Comment trouver le numéro de téléphone d'une personne avec Emelia
Vous avez besoin de trouver plusieurs numéros de téléphone à la fois ? Importez votre fichier de contacts .xls ou .csv contenant une colonne avec le lien du profil linkedin de la personne. C'est tout !
Utilisez l'extension Emelia sur LinkedIn : trouver en 1 clic le numéro de portable
Avec l'extension Google Chrome Emelia, trouvez en 2 secondes le numéro de téléphone portable professionnel d'un profil intéressant que vous visitez sur LinkedIn :
Rien de plus simple, il suffit d'installer l'extension pour faire apparaitre le bouton Emelia sur LinkedIn.
Faites votre recherche, allez sur le profil d'un prospect intéressant, cliquez sur le bouton Emelia à droite au centre de votre écran et cliquez sur "Find Phone" pour trouver instantanément le numéro de portable professionnel vérifié de votre prospect.
Super cool pas vrai ? 😎
Cognism, la référence européenne sur le mobile vérifié
Sa particularité tient en un nom : Diamond Data, des numéros vérifiés à la main, par téléphone. Sur des décideurs européens difficiles à joindre, c'est ce qui se fait de mieux, et le discours conformité suit derrière, avec un vrai accompagnement.
Le prix, lui, ne s'affiche nulle part. La structure est à deux étages : des frais de plateforme annuels, auxquels s'ajoutent des licences facturées par utilisateur. Les deux se cumulent, et le Diamond Data se paie en supplément.
Les montants qu'on peut reconstituer viennent de devis partagés par des acheteurs, pas d'une page tarifaire, et un prix négocié n'a aucune valeur de référence pour le tien. Ajoute un engagement annuel et un minimum de sièges. C'est un outil pour équipes qui ont un budget data validé et un besoin européen précis, pas pour tester une idée. On reconstitue la grille complète dans notre article Prix Cognism.
Lusha, le plus simple à prendre en main, mais pas sur la France
Extension navigateur, interface claire, plan gratuit de 40 crédits sans carte bancaire : c'est probablement l'outil le plus facile à mettre entre les mains d'une équipe qui n'a jamais fait d'enrichissement.
Deux réserves, et la seconde est décisive pour du cold call. La couverture d'abord, nettement meilleure aux États-Unis et au Royaume-Uni qu'en France, ce qui se sent vite sur une cible hexagonale.
Le modèle ensuite : le prix n'est pas attaché à un utilisateur mais à un volume de crédits, réglé au curseur de 40 à plus de 10 000 par mois.
Et un numéro de téléphone coûte 10 crédits, contre 1 pour une adresse email. Traduction : le plan gratuit, ce sont 4 numéros, et un commercial qui appelle tous les jours vide son quota bien avant la fin du mois. Notre article Prix Lusha détaille le curseur et le coût réel par contact obtenu.
FullEnrich, la meilleure couverture brute, au prix fort
C'est l'outil qui interroge le plus de monde : 20 à 25 fournisseurs en cascade. Si un numéro existe quelque part, FullEnrich a les meilleures chances de le sortir. Sur un compte stratégique que personne d'autre ne trouve, ça vaut son prix.
Le revers est tarifaire, et il est net. Le plan Pro démarre à 55 $ par mois avec 1 000 crédits et des utilisateurs illimités, ce qui est confortable pour une équipe. Mais un mobile coûte 10 crédits, là où un email professionnel en coûte 1 et un email personnel 3.
Ça met le numéro autour de 0,55 $, le plus cher du panel. Les crédits se reportent, 3 mois en mensuel et 12 mois en annuel. À réserver aux comptes à forte valeur, pas à l'enrichissement d'un fichier de mille lignes.
Dropcontact, celui qui refuse le mobile
Autant le dire tout de suite : Dropcontact ne fournit pas de numéro de portable. Ce n'est pas un manque, c'est une position. L'outil ne stocke aucune base : il part d'un nom et d'une société, cherche, recoupe, vérifie, et ne décompte un crédit que s'il trouve quelque chose. La conformité est assumée jusqu'au bout, y compris quand elle coûte une fonctionnalité.
Ce qu'il fait très bien : les emails professionnels et les numéros fixes et standards d'entreprise, avec une grille publique en euros, 79 € par mois pour 500 crédits, sans devis et sans minimum d'utilisateurs.
Ce qu'il ne fera jamais : le mobile direct d'un décideur. Si ta stratégie de prospection repose sur l'appel au portable, il ne couvrira pas ce besoin, et aucun plan supérieur n'y changera quoi que ce soit. Notre article Prix Dropcontact détaille sa facturation au succès.
Méthode 4 : LinkedIn et Sales Navigator
LinkedIn ne donne presque jamais le numéro directement, mais il sert à deux choses.
Identifier la bonne personne. C'est sa vraie valeur : savoir qui occupe le poste, depuis quand, et dans quelle entité. Sans cette étape, tu enrichis une liste de gens qui ne décident de rien.
Vérifier la section « Coordonnées ». Une minorité de profils y affiche volontairement un numéro professionnel. Quand c'est le cas, c'est la source la plus propre qui soit, puisque la personne l'a publié elle-même.
Sales Navigator ajoute des filtres puissants pour construire des listes, mais reste un outil d'identification, pas de coordonnées.
Comptez autour de 90 à 120 € HT par mois et par utilisateur pour le plan Core, un ordre de grandeur comparable aux bases de données citées plus haut. La comparaison de prix n'a toutefois pas lieu d'être : Sales Navigator ne fournit aucun numéro de téléphone. Les deux dépenses se cumulent, elles ne se remplacent pas. Plusieurs outils d'extraction l'exigent d'ailleurs en prérequis, ce qui alourdit encore la facture.
Méthode 5 : la recherche manuelle, pour les cas difficiles
Quand rien d'autre ne marche, et pour un compte à forte valeur, ces techniques valent le temps qu'elles prennent.
Les opérateurs de recherche Google. Une requête du type site:entreprise.fr "téléphone" ou "prénom nom" "entreprise" contact remonte souvent des pages oubliées, des communiqués de presse ou des documents PDF contenant des coordonnées directes.
Les documents publics. Rapports annuels, dossiers de presse, appels d'offres, plaquettes commerciales et actes déposés contiennent régulièrement des lignes directes.
Le standard. Appeler l'accueil et demander la personne reste redoutablement efficace, et c'est parfaitement légal. C'est aussi la seule méthode qui te confirme au passage que la personne est bien en poste.
Les signatures d'email. Si tu as déjà échangé avec quelqu'un de l'entreprise, sa signature contient souvent le standard et parfois le format des lignes directes, ce qui permet de déduire les autres.
Ce qui ne fonctionne pas, ou ce qu'il faut éviter
Les annuaires inversés grand public. Truecaller, les services de recherche inversée américains type Spokeo ou Intelius : ils sont pensés pour le B2C, leur couverture française est mauvaise, et surtout leur usage en prospection professionnelle pose de vrais problèmes de conformité. Ils répondent à une autre question, « à qui appartient ce numéro », qui n'est pas la tienne.
Les Pages Jaunes pour du volume. Utile ponctuellement pour un commerce, inexploitable pour construire une liste : pas d'export, pas de filtres firmographiques.
Acheter un fichier « 500 000 contacts » sur une place de marché. Origine inconnue, fraîcheur nulle, conformité inexistante, et ton domaine d'envoi trinque. Le prix au contact est imbattable pour une bonne raison.
Espérer un mobile sur une TPE. Sur un artisan ou un commerce, l'enrichisseur ne trouvera rien, parce que ces personnes ne sont pas dans les bases construites sur les profils en ligne. Leur numéro, lui, est affiché publiquement sur Google Maps. Tu cherches au mauvais endroit et tu paies pour rien.
Le numéro est déjà public. Récupérez-le à l'échelle.
Google Maps, INSEE, BODACC et LinkedIn croisés sur 26 millions d'entreprises françaises.
Quelle méthode selon ta cible
Ta cible | La bonne méthode | Coût |
|---|---|---|
Commerces, artisans, restaurants, services de proximité | Base de données sur sources publiques (Basile) | 29 €/mois, illimité |
PME et ETI françaises identifiables par critères | Base de données, puis enrichissement des décideurs | 29 € + enrichissement |
Décideurs en grands comptes | Phone finder (Emelia, Cognism, Kaspr) | 0,20 à 0,55 € le mobile |
Prospection hors de France | Phone finder mondial (Emelia, FullEnrich, Apollo) | Selon volume |
Un contact précis, à forte valeur | Recherche manuelle et standard | Ton temps |
Volume important en équipe | Modèle sans coût par siège (Basile, Emelia) | Facture stable |
Le montage le plus économique
Pour la plupart des équipes françaises, la bonne réponse n'est pas un outil mais un enchaînement.
Construire la liste avec une base de données sur critères. Les numéros publics arrivent directement, sans surcoût.
Enrichir uniquement ce qui manque, c'est-à-dire les mobiles et emails nominatifs des décideurs que tu veux vraiment joindre. C'est là que les crédits se justifient.
Contacter par email et par téléphone, avec un outil qui gère la séquence et la délivrabilité.
Concrètement, Basile à 29 € par mois pour la première brique, Emelia à partir de 37 € pour les deux autres. 66 € par mois pour toute la chaîne, sans compteur sur le sourcing et sans coût par utilisateur. À comparer à un abonnement par siège auquel il faut ajouter des packs de crédits et un outil d'envoi.
Le principe à retenir : n'achète jamais une donnée que tu peux obtenir gratuitement, et réserve tes crédits aux numéros qui n'existent nulle part ailleurs.
Une base française, un abonnement, aucun compteur.
Vous filtrez, vous exportez, les coordonnées publiques suivent avec chaque ligne.
Les erreurs classiques
1. Payer pour un numéro public. L'erreur la plus fréquente et la plus chère. Vérifie toujours Google Maps avant de lancer un enrichissement sur une cible locale.
2. Confondre trouver et joindre. Un numéro trouvé n'est pas un numéro qui répond. Le vrai indicateur n'est pas le taux de découverte affiché, c'est le taux de connexion réel. Sur ce point, un praticien français résume mieux que personne le vrai problème : « Quand tu cherches José et que tu tombes sur Jacqueline, tu comprends vite la nuance. »
3. Enrichir avant de qualifier. Enrichir 5 000 contacts pour découvrir ensuite que 4 000 ne correspondent pas à ta cible, c'est brûler son budget. Qualifie d'abord, enrichis ensuite.
4. Négliger le standard. Beaucoup d'équipes paient des mobiles pour éviter l'accueil, alors que l'accueil transfère la moitié du temps.
5. Appeler un mobile personnel sans réfléchir. C'est le point le plus sensible du métier depuis le changement de régime du 11 août 2026. Sur un dirigeant de TPE ou un indépendant, le mobile professionnel et le mobile personnel sont souvent le même numéro. Si l'objet de l'appel sort de son cadre professionnel, tu bascules dans le régime consommateur, avec la charge de la preuve du consentement à ta charge.
6. Ne pas documenter l'origine de la donnée. Le jour où quelqu'un demande d'où vient son numéro, il faut pouvoir répondre. Une donnée issue d'une source publique identifiable se défend facilement. Une donnée issue d'une cascade de vingt fournisseurs non listés, beaucoup moins.
C'est très exactement ce que la CNIL a sanctionné chez Kaspr en décembre 2024 : 240 000 € non pas pour avoir appelé des gens, mais pour la manière dont les données avaient été collectées, en aspirant des coordonnées de profils LinkedIn dont la visibilité était pourtant restreinte, avec une conservation disproportionnée et des réponses vagues sur les sources.
La leçon est simple : l'intérêt légitime ne couvre pas une donnée que la personne a délibérément rendue non visible.
Conclusion
Trouver un numéro de téléphone en B2B n'est pas un problème d'outil, c'est un problème de méthode.
Pour une large part du tissu économique français, les commerces, les artisans, les PME régionales, le numéro est public, gratuit et à jour. Il est sur Google Maps et sur le site de l'entreprise. Le seul enjeu est de le récupérer à l'échelle plutôt qu'un par un, et c'est exactement le rôle d'une base de données.
Pour les décideurs de grands comptes, protégés par un standard et absents des sources publiques, le mobile a une vraie valeur et se paie entre 0,20 € et 0,55 €.
C'est là que les phone finders prennent tout leur sens, et nulle part ailleurs.
Le changement du 11 août 2026 rend cette distinction encore plus importante. Le B2B reste autorisé, mais la ligne entre numéro professionnel et mobile personnel devient le vrai sujet de conformité. Plus ta donnée vient d'une source publique et nommable, plus tu es tranquille.
Et la question de départ reste la meilleure : avant de chercher un numéro, demande-toi lequel tu cherches vraiment.
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FAQ sur comment trouver un numero de telephone
Comment trouver un numéro de téléphone gratuitement ?+
rois sources couvrent la grande majorité des cas : la fiche Google Maps de l'établissement, la page contact et les mentions légales du site web, et les annuaires professionnels sectoriels. Pour une entreprise ayant une adresse physique, ces sources sont souvent plus à jour qu'une base payante, puisque le professionnel les entretient lui-même.
Comment trouver le numéro de téléphone d'un dirigeant ? +
Le standard de l'entreprise reste la voie la plus simple et la plus légitime. Pour une ligne directe ou un mobile, il faut passer par un outil d'enrichissement comme Emelia, Kaspr ou Cognism, en comptant entre 0,20 € et 0,55 € par numéro trouvé. Ces outils sont efficaces sur les cadres de moyennes et grandes entreprises, et beaucoup moins sur les TPE.
Est-il légal de prospecter par téléphone en B2B en 2026 ? +
Oui. La réforme entrée en vigueur le 11 août 2026 impose un consentement préalable pour le démarchage des consommateurs et supprime Bloctel, mais la prospection entre professionnels reste possible sur la base de l'intérêt légitime prévu par le RGPD. Il faut informer les personnes du traitement de leurs données, leur permettre de s'y opposer simplement, et rester dans un objet en lien avec leur fonction professionnelle.
Quelle différence entre un numéro professionnel et un mobile personnel ? +
Le numéro professionnel est attribué par l'entreprise à une fonction, il est généralement public et son usage en prospection est bien admis. Le mobile personnel appartient à la personne et n'a pas été communiqué à des fins commerciales. La distinction est devenue centrale depuis le 11 août 2026 : si l'appel sort du cadre professionnel de la personne, elle redevient un consommateur au sens du code de la consommation, et le consentement préalable devient obligatoire.
Combien coûte un numéro de téléphone B2B ?+
Entre 0,10 $ et 0,55 $ selon l'outil et le volume. Prospeo se situe autour de 0,10 à 0,245 $, Apollo entre 0,157 et 0,208 $, Kaspr entre 0,20 et 0,35 €, FullEnrich environ 0,55 $. Les numéros publics, eux, sont gratuits si tu sais où les chercher.
Peut-on trouver le numéro d'un artisan ou d'un commerce ? +
Oui, et gratuitement dans la quasi-totalité des cas, puisqu'il est affiché sur leur fiche Google Maps et leur site. En revanche, les outils d'enrichissement classiques les couvrent très mal, parce que ces entreprises ne sont pas présentes sur LinkedIn. Une base construite sur les sources publiques françaises comme Basile est bien plus adaptée.
publiques françaises comme Basile est bien plus adaptée. Les numéros trouvés sont-ils fiables ?+
Cela dépend de la source. Un numéro affiché sur Google Maps ou sur un site est entretenu par l'entreprise elle-même, donc généralement juste. Un mobile issu d'un enrichisseur est plus incertain : les taux de réussite annoncés tournent autour de 50 à 66 % selon les benchmarks, et le vrai problème n'est pas tant le numéro invalide que le numéro attribué à la mauvaise personne.