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Vérifier une entreprise avant de signer, en cinq minutes

Un service achats, un credit manager ou un responsable conformité fait le même geste plusieurs fois par semaine : s'assurer que l'entreprise en face existe, qu'elle est en vie, et qu'elle est bien dirigée par qui elle prétend. La plupart des réponses sont publiques et gratuites. Une seule ne l'est pas, et c'est la plus importante.

Ce qu'on peut établir gratuitement, et en combien de temps

QuestionFiabilité
L'entreprise existe-t-elle vraiment ?Registre national, par le SIRENTotale
Est-elle encore en activité ?Statut au registreBonne, à trois mois de décalage près
Depuis quand existe-t-elle ?Date d'immatriculationTotale
Qui l'engage juridiquement ?Mandats au registreBonne, mise à jour à la formalité
Est-elle en procédure collective ?Annonces du BODACCBonne, avec le délai de publication
Combien d'établissements, et où ?Répertoire SireneTotale
Quel capital social ?RegistreTotale, mais peu prédictive
Paiera-t-elle à l'échéance ?Nulle partNon public en France

La démarche, dans l'ordre

  1. Partir du SIREN, jamais du nom. Des milliers de sociétés françaises sont homonymes, souvent dans le même secteur. Le SIREN figure sur le devis, la facture ou les mentions légales du site. Sa clé se contrôle sans rien interroger : voir le vérificateur.
  2. Confirmer l'état. Une société radiée, ou dont tous les établissements sont fermés, n'est plus un interlocuteur, même sans procédure ouverte.
  3. Vérifier que le signataire engage la société. Le représentant légal figure au registre. Un directeur commercial n'engage pas une SAS, son président si.
  4. Regarder l'ancienneté et les établissements. Une société de trois mois domiciliée chez son fondateur et une société de vingt ans avec quarante établissements ne présentent pas le même risque, et ça se lit sans aucun document financier.
  5. Chercher les signaux qui précèdent. Comptes non déposés depuis deux exercices, capitaux propres passés sous la moitié du capital, établissements fermés les uns après les autres. Aucun ne vaut seul : c'est leur accumulation qui alerte. Voir le chapitre consacré aux signaux.
  6. Pour un enjeu financier réel, prendre un assureur-crédit. C'est le seul endroit où l'on achète du comportement de paiement.

Un dossier, ou tout un portefeuille

La démarche ci-dessus vaut pour un contrat qu'on s'apprête à signer. Elle ne tient pas pour un portefeuille de plusieurs milliers de comptes clients, où le problème change de nature : il ne s'agit plus de vérifier, mais de surveiller les changements.

L'approche est alors l'inverse. On ne regarde pas les fiches, on croise périodiquement la liste des SIREN avec l'état public, et on ne lit que les différences. Un rapprochement mensuel suffit à éviter la mauvaise surprise, et c'est l'objet du mode opératoire ci-dessous.

Contrôler un portefeuille de SIREN d'un coup

Vous avez une liste de clients ou de fournisseurs, réduite à des identifiants. Vous voulez savoir lesquels ont changé d'état depuis le dernier passage : cessés, radiés, ou dont le dirigeant a changé. L'opération se fait par lots, et se rejoue à l'identique chaque mois.

Dans la plateforme, pas à pas

  1. Ouvrez la recherche entreprise et collez vos SIREN dans le filtre SIREN. Il accepte 200 valeurs par requête côté entreprises : découpez la liste en lots.
  2. Laissez le filtre d'activité vide. Ici on ne cible pas, on relève un état.
  3. Exportez le résultat : les colonnes legal_ceased, legal_statut_rcs et legal_date_creation portent ce que vous cherchez.
  4. Comparez avec votre export du mois précédent, et ne lisez que les lignes qui ont bougé.

Les SIREN absents du résultat comptent autant que ceux qui reviennent : un identifiant introuvable est soit une faute de saisie, soit une entreprise qui n'a jamais existé. Contrôlez la clé avant de conclure.

Par l'API : POST /companies/find

{
  "filters": {
    "siren": ["552100554", "404833048", "542107651"]
  },
  "from": 0,
  "to": 200
}

Chaque fiche porte son statut et sa date de création. Pour un portefeuille de plusieurs milliers de lignes, préférez POST /exports, qui construit le fichier en tâche de fond et le rend par une adresse de téléchargement : c'est le chemin qui se termine à tous les coups.

La recherche est facturée un crédit par enregistrement rendu en API. Un contrôle mensuel sur cinq mille comptes coûte donc cinq mille crédits, ce qui se budgète, et c'est la raison pour laquelle on n'interroge que les SIREN qu'on suit, jamais un filtre large.

Le détail des champs, des filtres et des codes de réponse est dans la documentation de l'API.

Avec Claude, en langage courant

Voici un fichier de 3 000 SIREN clients. Vérifie lesquels sont cessés ou radiés, par lots de 200, et rends-moi seulement ceux qui ont changé depuis le fichier du mois dernier.

Claude enchaîne basile_search_companies puis basile_export.

Le serveur MCP se facture comme une clé d'API : même accès, même comptage. Il fait gagner la boucle et la comparaison, pas le prix.

Écarter d'un ciblage les entreprises qui ne sont plus en activité

L'usage inverse, et le plus fréquent : ne pas prospecter des sociétés mortes. Le parc français compte deux fois plus d'immatriculations que d'entreprises vivantes, et c'est le filtre qui change le plus le résultat d'une recherche.

Dans la plateforme, pas à pas

  1. Dans la recherche entreprise, laissez le comportement par défaut, qui écarte déjà les sociétés cessées.
  2. Pour obtenir au contraire la liste des cessées d'un territoire, activez explicitement le filtre correspondant.

Le champ dit « cessée ». Il ne date pas le jugement et ne distingue pas la liquidation, la radiation et la cessation volontaire. Pour les procédures elles-mêmes, passez par les listes départementales, reconstruites à partir des annonces.

Par l'API : POST /companies/find

{
  "filters": {
    "activity": "concept:restaurant_table",
    "headquarters_city": "Nantes",
    "company_ceased": false
  },
  "from": 0,
  "to": 50
}

Ce filtre n'existe que sur la source registre. Sur une recherche qui s'appuie sur les fiches Google, il n'a pas d'équivalent, et une fiche Google peut rester en ligne des mois après une fermeture.

Le détail des champs, des filtres et des codes de réponse est dans la documentation de l'API.

Avec Claude, en langage courant

Combien de restaurants encore en activité à Nantes, et combien de cessés sur les deux dernières années ?

Claude enchaîne basile_activity_suggest puis basile_count.

Pour comprendre le fond