Le vocabulaire de la data B2B française

Le sujet est plein de sigles administratifs qui ne se devinent pas, et de mots courants qui ne veulent pas dire ce qu'on croit. 70 entrées, rangées par famille.

Identifiants

Code APEactivité principale exercée
Code que l'Insee attribue à une entreprise, et séparément à chacun de ses établissements, en le choisissant dans la nomenclature NAF. Il est fixé à la création d'après la description du fondateur et n'est jamais recalculé : une société qui a changé de métier garde le code du premier. Sachez toujours si un filtre porte sur le code de l'entreprise ou sur celui de l'établissement, le résultat n'est pas le même.Code NAF et code APE
Code commune
Code officiel de la commune, sur cinq caractères, attribué par l'Insee. Il ne se confond pas avec le code postal, qui est un découpage de distribution du courrier : un code postal peut couvrir plusieurs communes, et une grande ville en porter plusieurs. Pour un ciblage géographique qui tienne, c'est le code commune qui fait autorité, le code postal servant à l'adressage.
Code NAFnomenclature d'activités française
Catalogue des activités économiques tenu par l'Insee, dans lequel se pioche le code APE de chaque entreprise. Le format est de quatre chiffres et une lettre, comme 62.01Z. La nomenclature est révisée périodiquement : deux fichiers de millésimes différents peuvent classer la même société sous deux codes distincts sans qu'aucun soit faux, et plusieurs codes fourre-tout réunissent des métiers sans rapport entre eux.Code NAF et code APE
IDCCidentifiant de convention collective
Numéro à quatre chiffres qui désigne une convention collective. Il figure sur le bulletin de paie et dans les déclarations sociales, et il est publié en données ouvertes au niveau de l'établissement. C'est un critère de ciblage très sous-estimé : il décrit le métier d'aujourd'hui là où le code APE fige celui de la création.La convention collective
Kbis
Document délivré par le greffe qui atteste l'immatriculation d'une société et récapitule sa situation à la date d'édition. Son équivalent pour une personne physique est l'extrait K, sans « bis ». Ce que l'on paie est la certification par le greffe, pas les informations, publiques et gratuites ailleurs. Le numéro de TVA intracommunautaire n'y figure pas, contrairement à une idée tenace.L'extrait Kbis
NICnuméro interne de classement
Les cinq derniers chiffres du SIRET, qui identifient l'établissement à l'intérieur de l'entreprise. Le dernier d'entre eux est une clé de contrôle portant sur le SIRET entier. Le NIC n'a aucun sens détaché de son SIREN : deux entreprises sans rapport peuvent avoir des établissements portant le même NIC.SIREN et SIRET
Numéro de TVA intracommunautaire
Identifiant fiscal utilisé dans les échanges au sein de l'Union européenne. En France il s'écrit FR, deux caractères de clé, puis les neuf chiffres du SIREN, ce qui permet de le calculer plutôt que de le chercher. Calculer ne prouve rien : seule l'interrogation du service européen VIES dit si le numéro est actif, et les entreprises en franchise en base n'en ont pas par défaut.Le numéro de TVA
SIREN
Numéro à neuf chiffres qui identifie une entreprise, attribué une fois pour toutes par l'Insee. Il ne change ni au changement de nom, ni au déménagement, ni au changement de dirigeant, et il n'est jamais réattribué après radiation. Le neuvième chiffre est une clé de contrôle : une saisie fautive se détecte sans interroger le moindre registre.SIREN et SIRET
SIRET
Numéro à quatorze chiffres qui identifie un établissement : les neuf du SIREN, puis les cinq du NIC. Il change quand l'établissement déménage, l'ancien étant fermé et un nouveau créé, si bien qu'une entreprise ayant déménagé trois fois traîne trois SIRET pour un seul SIREN. Les SIRET de La Poste ne respectent pas la clé de contrôle habituelle, cas particulier que toute bibliothèque de validation doit prévoir.SIREN et SIRET

Registres et sources

Annuaire des entreprises
Service public en ligne qui rend la fiche d'une entreprise à partir d'un nom ou d'un SIREN : identité, adresse, activité, dirigeants, établissements. Il agrège plusieurs registres et se consulte sans inscription ni paiement. C'est le chemin le plus court pour vérifier une entreprise à l'unité, mais il n'est pas fait pour en extraire des listes.Le registre national (RNE)
BODACCBulletin officiel des annonces civiles et commerciales
Journal officiel où les greffes publient les événements de la vie des entreprises : immatriculations, changements de dirigeant, ventes de fonds, procédures collectives, dépôts de comptes. Les annonces sont diffusées en données ouvertes, donc rejouables et croisables avec le registre. La publication suit le jugement avec un délai variable selon les greffes : aucune base ne connaît une liquidation le jour où elle est prononcée.Le BODACC
Greffe du tribunal de commerce
Service qui reçoit les formalités des sociétés, tient le registre du commerce et délivre l'extrait Kbis. Ce sont les greffes qui transmettent au BODACC les événements à publier et qui reçoivent les dépôts de comptes. Leur valeur ajoutée est la certification : pour savoir, les registres nationaux suffisent, le greffe sert quand un tiers exige une preuve opposable.L'extrait Kbis
INPIInstitut national de la propriété industrielle
Établissement public qui tient le registre national des entreprises, en plus des marques, brevets et dessins. C'est lui qui en diffuse les données, en téléchargement intégral comme par interface de programmation. À ne pas confondre avec l'Insee, qui tient le répertoire Sirene et attribue les numéros SIREN et SIRET.Le registre national (RNE)
INSEEInstitut national de la statistique et des études économiques
Institut qui gère le répertoire Sirene, attribue les SIREN et SIRET et maintient la nomenclature NAF. Sa mission est statistique et non juridique : il constate l'existence des entreprises, il ne les immatricule pas. C'est pourquoi une même société peut présenter dans Sirene des informations qui ne recouvrent pas exactement celles du registre national.
Licence ouverte
Licence sous laquelle l'administration française diffuse une grande partie de ses données. Elle autorise la réutilisation, y compris commerciale et y compris après transformation, à la seule condition de mentionner la source et la date de mise à jour. C'est elle qui rend légale la construction d'une base commerciale à partir de registres publics, et son obligation de paternité est régulièrement oubliée.Réutiliser l'open data
Open data
Diffusion de données publiques dans un format exploitable et sous une licence qui en autorise la réutilisation. Côté entreprises, le registre national, le répertoire Sirene, le BODACC et les comptes non confidentiels sont ouverts. Gratuit ne veut pas dire prêt à l'emploi : les volumes sont lourds, les schémas changent d'un millésime à l'autre, et rien n'est rapproché du site web ni de la fiche Google.Réutiliser l'open data
RCSregistre du commerce et des sociétés
Registre où sont immatriculés les commerçants et les sociétés commerciales, tenu par les greffes. Le numéro RCS n'est pas un numéro de plus : il reprend le SIREN, précédé de la mention RCS et suivi de la ville du greffe. Depuis la création du registre national des entreprises, il n'est plus le point d'entrée unique, mais la mention subsiste sur les documents commerciaux.Le registre national (RNE)
Répertoire Sirene
Répertoire statistique tenu par l'Insee, qui recense les entreprises et leurs établissements et leur attribue SIREN et SIRET. Il est diffusé en données ouvertes, avec l'historique des états successifs de chaque établissement. Il ne fait pas foi juridiquement : c'est le registre national des entreprises qui enregistre les formalités. Les deux sources coexistent et ne se recouvrent pas exactement, et un fichier sérieux les utilise toutes les deux.Le registre national (RNE)
RNEregistre national des entreprises
Registre unique tenu par l'INPI, qui a remplacé le registre du commerce, le répertoire des métiers et le registre agricole comme point d'immatriculation. Il couvre toutes les entreprises exerçant en France et publie identité, adresses, dirigeants, événements et documents déposés. Trois catégories échappent à la diffusion libre : les données personnelles des entrepreneurs individuels, les bénéficiaires effectifs, et les comptes déclarés confidentiels.Le registre national (RNE)

Procédures collectives

Administrateur judiciaire
Professionnel désigné par le tribunal pour assister le dirigeant, voire le remplacer, pendant une sauvegarde ou un redressement. Sa désignation n'est pas systématique : sur les petits dossiers, le tribunal s'en dispense et le dirigeant reste seul aux commandes. À ne pas confondre avec le mandataire judiciaire, qui défend l'intérêt des créanciers et non celui de l'entreprise.Le redressement judiciaire
Cessation des paiements
Situation où l'entreprise ne peut plus régler ses dettes exigibles avec ce dont elle dispose immédiatement. Ce n'est pas une affaire de pertes mais de trésorerie : une société rentable peut y tomber. Le dirigeant doit la déclarer au tribunal dans un délai court, sous peine de voir sa responsabilité personnelle engagée.Le redressement judiciaire
Clôture pour insuffisance d'actif
Fin d'une liquidation judiciaire lorsque la vente des actifs ne suffit pas à payer les créanciers. Ceux-ci ne récupèrent rien et ne retrouvent pas, sauf exception, leur droit de poursuite individuelle. La société est ensuite radiée : sur un fichier, c'est le moment où la ligne cesse définitivement d'être un prospect.La liquidation judiciaire
Liquidation judiciaire
Procédure ouverte quand le redressement est manifestement impossible : l'activité cesse, un liquidateur vend les actifs et répartit le produit entre les créanciers selon leur rang. La liquidation simplifiée en est la variante allégée, réservée aux petits dossiers et plus rapide. Une société en liquidation reste inscrite aux registres jusqu'à sa radiation, ce qui explique qu'elle continue d'apparaître dans les fichiers mal filtrés.La liquidation judiciaire
Mandataire judiciaire
Professionnel désigné par le tribunal pour représenter l'intérêt collectif des créanciers pendant une sauvegarde ou un redressement. C'est à lui qu'un fournisseur impayé adresse sa déclaration de créance, dans un délai qui court à partir de la publication du jugement. Quand la procédure bascule en liquidation, il devient généralement liquidateur et change de rôle : il ne représente plus seulement, il vend.La liquidation judiciaire
Période d'observation
Phase pendant laquelle l'activité continue sous le contrôle du tribunal, le temps d'établir un bilan économique et de chercher une issue. Les dettes antérieures au jugement sont gelées, mais les fournitures postérieures doivent être payées, ce qui explique qu'un client en redressement puisse continuer à commander. C'est cette période qui décide de la suite : plan de continuation, plan de cession, ou liquidation.Le redressement judiciaire
Plan de cession
Solution par laquelle le tribunal transfère tout ou partie de l'activité à un repreneur, avec les contrats et les emplois retenus. La société d'origine, elle, part généralement en liquidation avec le prix de vente. Sur un fichier, cela veut dire qu'un même établissement peut continuer d'exister sous un nouveau SIREN pendant que l'ancien s'éteint : le lieu survit, la personne morale non.Le redressement judiciaire
Plan de continuation
Solution par laquelle l'entreprise poursuit son activité et rembourse ses dettes selon un échéancier arrêté par le tribunal, étalé sur plusieurs années. La société reste la même, avec le même SIREN et souvent le même dirigeant. Un plan en cours est une information commerciale utile : l'entreprise est jugée viable, mais sa trésorerie est contrainte, ce qui pèse sur toute décision d'achat.Le redressement judiciaire
Privilège du Trésor
Publicité donnée aux dettes fiscales et sociales impayées d'une entreprise, au-delà d'un certain montant et d'un certain délai. L'inscription se consulte au greffe et compte parmi les rares signaux publics de difficulté antérieurs à l'ouverture d'une procédure. L'absence d'inscription ne prouve rien : les seuils et les délais laissent passer beaucoup de situations tendues.Vérifier une entreprise
Procédure collective
Terme générique qui couvre la sauvegarde, le redressement judiciaire et la liquidation judiciaire. Leur point commun est le gel des dettes antérieures et l'entrée en scène d'organes désignés par le tribunal. Sur un fichier, ce n'est pas un critère binaire : la nature de la procédure change tout, une sauvegarde n'ayant pas la même signification commerciale qu'une liquidation.Vérifier une entreprise
Radiation
Suppression de l'entreprise des registres, à l'issue d'une liquidation, sur cessation volontaire d'activité ou d'office. Le SIREN n'est pas réattribué : il reste interrogeable et porte la mention de la radiation. Une base qui ne filtre pas les radiées présente comme prospects des sociétés qui n'existent plus, ce qui explique une bonne part des rebonds constatés sur un fichier ancien.
Redressement judiciaire
Procédure ouverte quand l'entreprise est en cessation des paiements mais que son redressement paraît possible. L'activité continue pendant une période d'observation, les dettes antérieures sont gelées, et l'issue est un plan de continuation, un plan de cession ou une liquidation. Un client en redressement n'est pas un client perdu, mais toute facture antérieure au jugement doit être déclarée au mandataire.Le redressement judiciaire
Sauvegarde
Procédure ouverte à la demande d'un dirigeant qui rencontre des difficultés mais n'est pas encore en cessation des paiements. Elle gèle les dettes et donne du temps, sans dessaisir le dirigeant de la conduite de son entreprise. C'est la seule procédure collective qui ne signale pas une défaillance avérée : l'assimiler à un redressement fausse un score de risque et fait écarter des clients solvables.Vérifier une entreprise

Données d'entreprise

Bénéficiaire effectif
Personne physique qui contrôle réellement une société, directement ou par une chaîne de participations, au-delà d'un seuil de détention du capital ou des droits de vote. Chaque société doit le déclarer au registre. L'accès à ce registre a été restreint : il n'est plus diffusé librement, ce qui interdit de promettre cette donnée dans un fichier commercial.Le registre national (RNE)
Bilan
Photographie du patrimoine à la date de clôture : ce que l'entreprise possède à l'actif, ce qu'elle doit au passif. L'expression courante « déposer le bilan » désigne pourtant la cessation des paiements, qui n'a rien à voir avec le document comptable. Le bilan seul ne donne pas le chiffre d'affaires, qui se lit au compte de résultat.Bilans et chiffre d'affaires
Capitaux propres
Ce qui resterait aux associés si l'entreprise vendait tout et remboursait tout : capital, réserves, report à nouveau, résultat de l'exercice. Ils se lisent au passif du bilan. Devenus inférieurs à la moitié du capital social, ils obligent les associés à se prononcer sur la poursuite de l'activité, et cette décision est publiée : c'est l'un des rares signaux de difficulté visibles avant l'ouverture d'une procédure.Vérifier une entreprise
Chiffre d'affaires
Total des ventes de l'exercice, hors taxes, lu au compte de résultat. C'est le critère de segmentation le plus demandé et le moins disponible : les entreprises qui obtiennent la confidentialité de leur compte de résultat le retirent de la diffusion publique, et beaucoup ne déposent rien du tout. Un fournisseur qui annonce un filtre « chiffre d'affaires » décrit une fonction, pas une couverture : demandez le nombre de lignes réellement renseignées.Bilans et chiffre d'affaires
Compte de résultat
Document qui retrace l'activité sur douze mois : les produits, les charges, et le résultat qui en découle. C'est là que figure le chiffre d'affaires, ce qui explique que sa confidentialité soit si souvent demandée. Une société peut parfaitement déposer un bilan public et un compte de résultat confidentiel.Bilans et chiffre d'affaires
Comptes annuels
Ensemble formé du bilan, du compte de résultat et de l'annexe, approuvé chaque année et déposé au greffe. Le dépôt est obligatoire pour les sociétés commerciales, la sanction rarement appliquée d'office, et l'option de confidentialité largement utilisée. Le BODACC annonce les dépôts : savoir qu'une société dépose est déjà une information, même quand le contenu reste fermé.Bilans et chiffre d'affaires
Convention collective
Accord de branche qui complète le code du travail sur les salaires, les classifications et la protection sociale. Elle découle de l'activité réellement exercée et non du code APE, et l'employeur la déclare tous les mois dans sa déclaration sociale : c'est une donnée vécue, plus à jour que le code d'activité. Le rattachement se fait au niveau de l'établissement, si bien qu'un groupe peut relever de plusieurs conventions à la fois.La convention collective
Dirigeant
Personne qui dirige l'entreprise en droit : gérant, président, directeur général, selon la forme juridique. Le représentant légal en est le sous-ensemble qui engage la société vis-à-vis des tiers, et ce n'est pas toujours celui qui décide d'un achat. Les registres publient les mandats, jamais les coordonnées : un nom de dirigeant issu d'une source publique n'arrive pas avec un email.Identifier le dirigeant
Email professionnel
Adresse rattachée au domaine de l'entreprise. Deux familles à ne pas confondre : l'adresse générique (contact@, info@), qui est un point d'entrée de la société, et l'adresse nominative, qui désigne une personne identifiable et relève à ce titre de la protection des données personnelles. C'est cette distinction, et non le caractère professionnel du message, qui commande les obligations d'information et le droit d'opposition.Trouver un email
Entreprise individuelle
Activité exercée par une personne physique, sans création de société distincte. Elle porte le nom de la personne et non une dénomination commerciale, ce qui explique qu'un fichier d'entreprises françaises contienne des millions de lignes ressemblant à des noms propres. Son adresse est souvent le domicile du fondateur, donc une donnée personnelle à traiter comme telle.
Établissement
Lieu où l'entreprise exerce : siège, magasin, atelier, entrepôt. Chaque établissement porte un SIRET propre et peut avoir sa propre adresse, son téléphone, sa fiche Google et son code d'activité. Un établissement fermé conserve son SIRET, marqué comme cessé : il reste interrogeable, ce qui sert à l'historique et pollue la prospection quand on oublie de le filtrer.SIREN et SIRET
Forme juridique
Statut sous lequel l'entreprise est immatriculée : SAS, SARL, SCI, association, entreprise individuelle, et une longue liste d'autres. C'est un critère de tri redoutablement efficace parce qu'il est renseigné partout et sans ambiguïté. Il sert surtout à écarter ce qui n'est pas une cible commerciale : sociétés civiles immobilières, holdings sans activité opérationnelle, syndicats de copropriété.
Ligne directe
Numéro qui aboutit à une personne, par opposition au standard qui aboutit à l'accueil de l'établissement. Les données publiques et les fiches Google donnent des numéros de lieu, pas de lignes directes : le téléphone rattaché à un SIRET est celui de l'établissement. Un fournisseur qui promet des numéros nominatifs en masse doit pouvoir dire d'où ils viennent.Trouver un téléphone
Micro-entreprise
Régime fiscal et social simplifié applicable à une entreprise individuelle sous des seuils de chiffre d'affaires. Le mot désigne aussi, en comptabilité, une catégorie de sociétés autorisées à rendre l'intégralité de leurs comptes confidentiels : deux notions différentes derrière le même terme, et une source d'erreurs dans les fichiers. Beaucoup de micro-entrepreneurs relèvent de la franchise en base et n'ont pas de numéro de TVA actif.
Personne morale
Entité juridique distincte des personnes qui la composent : société, association, collectivité. Elle s'oppose à la personne physique, l'individu, qui peut lui aussi exercer une activité en son nom propre. La distinction commande beaucoup de choses en pratique : le type d'extrait délivré, la diffusion ou non des données personnelles du fondateur, et les obligations attachées à un fichier.
Siège social
Adresse officielle de la société, celle qui figure dans les statuts et détermine le greffe compétent. Ce n'est pas nécessairement un lieu d'activité : beaucoup de sièges sont installés chez un domiciliataire, chez l'expert-comptable ou au domicile du dirigeant. Cibler les sièges d'un département revient donc à cibler des adresses administratives, pas des équipes.SIREN et SIRET
Tranche d'effectif
Intervalle de nombre de salariés déclaré au répertoire Sirene, du type 10 à 19 ou 50 à 99. C'est un critère de taille disponible bien plus largement que le chiffre d'affaires, donc précieux pour segmenter. Piège classique : la valeur NN signifie « non renseigné » et non « zéro salarié », qui possède son propre code. La compter comme une valeur remplie surestime largement la couverture du critère.Segmenter son marché

Prospection

Enrichissement
Ajout d'informations manquantes à une liste existante, à partir d'une clé de rapprochement : SIREN, nom de domaine, ou couple nom et société. Le résultat se juge sur deux chiffres, le taux de correspondance et le taux d'erreur, jamais sur le seul volume rendu. Un enrichissement qui remplit toutes les lignes doit éveiller les soupçons : sur des données réelles, une part ne se retrouve pas.Comparer les bases B2B
Fichier de prospection
Liste d'entreprises ou de contacts constituée pour une action commerciale. Sa qualité ne se mesure pas au volume mais au taux de remplissage des champs qui servent vraiment au ciblage, et à la fraîcheur de ceux qui bougent : dirigeants, adresses, effectifs. Un fichier vieux d'un an contient déjà des sociétés radiées et des dirigeants partis.Constituer un fichier
ICPprofil de client idéal
Description du type d'entreprise pour laquelle votre offre fonctionne le mieux, exprimée en critères observables : activité, taille, localisation, ancienneté, équipement. Ce qui le distingue d'un persona, c'est qu'il doit se traduire en filtres exécutables sur une base, faute de quoi il reste un exercice de style. Un bon ICP se déduit de vos meilleurs clients existants, pas de vos intentions.Segmenter son marché
Intérêt légitime
Base légale qui permet de traiter des données personnelles sans consentement préalable, à condition que le traitement soit nécessaire, proportionné, et que la personne puisse s'y opposer. C'est la base habituellement retenue pour la prospection par email entre professionnels, à condition que le message concerne le métier de la personne démarchée. Elle n'exempte de rien d'autre : information, droit d'opposition et moyen de désinscription restent dus.RGPD et prospection
Lead
Contact qui a manifesté un intérêt : formulaire rempli, document téléchargé, réponse à un message. La confusion courante consiste à appeler lead une ligne achetée dans un fichier, alors que rien n'a été manifesté : c'est un contact froid. La distinction change le discours d'approche et les taux qu'on peut raisonnablement en attendre.Constituer un fichier
Opt-in
Recueil d'un accord préalable et explicite avant tout envoi commercial. C'est la règle pour la prospection vers des particuliers. Entre professionnels, l'email peut reposer sur l'intérêt légitime lorsque le message est en rapport avec la fonction de la personne, ce qui n'autorise ni le hors-sujet ni le silence sur l'origine des données.RGPD et prospection
Opt-out
Possibilité de refuser après coup de recevoir des messages, matérialisée par un lien ou une consigne de désinscription. Le refus doit être pris en compte sans délai et de façon durable : il vaut pour la personne, pas pour la campagne. D'où la nécessité d'une liste de suppression tenue à part des fichiers, sinon le prochain import réintroduit ceux qui s'étaient désinscrits.RGPD et prospection
Prospect
Entreprise ou personne identifiée comme cible potentielle, avant tout contact. Le prospect se distingue du lead, qui a manifesté un intérêt, et de la simple ligne d'un fichier, qui n'a pas encore été qualifiée. Compter des prospects n'a de sens qu'une fois écrits les critères qui font qu'une ligne en est un.Constituer un fichier
Responsable de traitement
Entité qui décide des finalités et des moyens d'un traitement de données personnelles, et qui en porte la responsabilité. Acheter un fichier ne transfère pas cette responsabilité au vendeur : celui qui prospecte répond de ce qu'il envoie et de la façon dont il informe les personnes. Demandez systématiquement l'origine des données à votre fournisseur, car c'est cette information qu'il vous faudra restituer si on vous la réclame.RGPD et prospection
Segmentation
Découpage d'un marché en groupes homogènes auxquels on adresse un message différent. En B2B français, elle tient mieux sur des critères disponibles partout (forme juridique, tranche d'effectif, ancienneté, nombre d'établissements, convention collective) que sur le chiffre d'affaires, absent pour la majorité du parc. Un segment construit sur un critère renseigné pour une fraction des lignes exclut silencieusement tout le reste.Segmenter son marché
Taux de rebond
Part des messages revenus sans avoir été distribués. Le rebond dur signale une adresse qui n'existe pas, le rebond doux un incident temporaire (boîte pleine, serveur indisponible). Un taux de rebond dur élevé abîme la réputation du domaine expéditeur et finit par pénaliser les messages qui, eux, seraient arrivés : c'est la raison de vérifier un fichier avant l'envoi, et non après.Trouver un email

Traitement de la donnée

APIinterface de programmation applicative
Point d'entrée technique par lequel un logiciel interroge une base sans passer par une interface web. Sur une base B2B, c'est ce qui permet d'enrichir un CRM au fil de l'eau plutôt que d'importer un fichier. Vérifiez toujours ce qu'une requête consomme : certains facturent l'appel, d'autres chaque ligne rendue, et l'écart se voit sur la facture avant de se voir dans l'usage.
Catch-all
Configuration d'un domaine qui accepte tous les messages, quelle que soit l'adresse avant l'arobase. Un outil de vérification ne peut donc pas dire si une adresse précise existe : le serveur répond oui à tout. Une adresse sur domaine catch-all n'est ni valide ni invalide, elle est indéterminée, et la ranger parmi les valides gonfle artificiellement le taux annoncé.Trouver un email
Crédit
Unité de facturation des bases de données B2B : un crédit consommé donne accès à une ligne, à une adresse email ou à un numéro, selon le fournisseur. La question utile n'est pas le prix du crédit mais ce qu'il achète, et surtout ce qui se passe quand la donnée demandée n'existe pas. Certains débitent la recherche, d'autres seulement la donnée effectivement rendue.
Déduplication
Opération qui élimine les doublons d'un fichier. Sur des données françaises, la clé doit être le SIREN et non le SIRET : une entreprise qui a déménagé traîne plusieurs SIRET, dont les anciens sont fermés, et compter par SIRET revient à compter plusieurs fois la même société. Dédupliquer par raison sociale est pire encore, à cause des homonymes et des variantes d'écriture.Comparer les bases B2B
Enregistrement MX
Entrée de la configuration DNS d'un domaine qui désigne le serveur chargé de recevoir son courrier. Sans enregistrement MX, le domaine ne reçoit rien : toute adresse construite dessus est morte d'avance. C'est le premier test d'une vérification d'adresse, et il ne coûte presque rien.
Export
Extraction d'une sélection sous forme de fichier, le plus souvent en CSV. Deux vérifications avant d'acheter : le nombre de colonnes réellement livrées, souvent inférieur à ce que l'écran laisse croire, et le niveau auquel chaque donnée est promise, entreprise ou établissement. Un export annoncé « toutes les données » sans liste de colonnes n'est pas une promesse vérifiable.Constituer un fichier
Rapprochement
Opération qui relie deux enregistrements désignant la même entité : une ligne de registre et un site web, un profil professionnel et une société immatriculée. On l'appelle souvent matching. C'est le travail le plus coûteux d'une base B2B, et celui qui produit les erreurs les plus difficiles à voir : deux homonymes fondues en une seule fiche, un dirigeant attribué à la mauvaise structure. Un fournisseur sérieux sait annoncer son taux de faux positifs.Comparer les bases B2B
Scraping
Collecte automatisée d'informations affichées sur des pages web. Sa légalité dépend de ce qui est collecté et d'où : des données de registre diffusées en licence ouverte n'ont pas le même statut que des profils extraits d'une plateforme dont les conditions l'interdisent. Les données personnelles restent soumises à leurs obligations propres, quel que soit le mode de collecte.Réutiliser l'open data
Taux de remplissage
Part des lignes pour lesquelles un champ donné contient réellement une valeur. C'est le chiffre à demander avant le volume total, en précisant comment sont comptées les valeurs conventionnelles : une tranche d'effectif à NN ou une adresse réduite à la commune ne sont pas des champs remplis. Un fournisseur qui annonce des millions de lignes sans taux de remplissage par colonne ne dit rien d'utile.Comparer les bases B2B
Vérification d'email
Contrôle d'une adresse avant envoi : syntaxe, existence du domaine, présence d'un enregistrement MX, puis interrogation du serveur destinataire. Le résultat n'est pas binaire : à côté des valides et des invalides, il existe des adresses indéterminées, notamment sur les domaines catch-all. Une vérification honnête rend ces trois catégories ; celle qui n'en rend que deux a rangé l'incertain quelque part sans le dire.Trouver un email

Un terme manque ? contact@basile.cc.