Apollo.io

[ APOLLO.IO 2026 ]

Apollo.io : 240 millions de contacts dans le monde, mais pas le registre français

Apollo.io est une plateforme américaine de prospection : une base de 240 millions de contacts selon l'éditeur, leurs emails et leurs numéros, et de quoi les contacter sans changer d'outil. Ses prix affichés et son offre gratuite séduisent. Mais tout se paie en dollars et en crédits qui expirent, et Apollo ne connaît pas le registre français. Basile, lui, part du registre, en euros, avec un solde qui n'expire jamais. Voici ce qu'Apollo contient, ce qu'il coûte vraiment, ce que lui reprochent ses clients, et quand une base française fait mieux l'affaire.

Prix, notes et chiffres vérifiés le 4 octobre 2026

Création
2015, aux États-Unis : la société ZenLeads, Inc.
Fondateurs
Tim Zheng et Ray Li ; Matt Curl est PDG depuis février 2026
Contacts
240 millions annoncés dans le monde ; aucun chiffre pour la France
Entreprises
30 millions annoncées ; ni SIREN ni code NAF
Prix d'entrée
65 $ HT par siège et par mois (588 $ HT à l'année)
Gratuit
75 crédits par mois : 75 emails ou 9 numéros

Apollo.io, c'est quoi ?

apollo

Apollo.io, édité par ZenLeads, Inc., fondé aux États-Unis en 2015.

Apollo vend une base de données B2B et les outils pour s'en servir : vous filtrez, vous révélez l'email ou le numéro contre des crédits, puis vous écrivez ou appelez sans quitter l'outil. Apollo se présente comme un « système GTM » piloté par l'IA.

Derrière la marque, il y a ZenLeads, Inc., née en 2015 aux États-Unis et valorisée 1,6 milliard de dollars en 2023. Selon Apollo, plus de 600 000 entreprises l'utilisent, dont plus de 100 000 qui paient.

www.apollo.io/fr
La page d'accueil française d'Apollo, le 4 octobre 2026 : une inscription gratuite sans carte bancaire, et Claude et ChatGPT cités dès le titre.

La page d'accueil française d'Apollo, le 4 octobre 2026 : une inscription gratuite sans carte bancaire, et Claude et ChatGPT cités dès le titre.

Ce que contient la base Apollo, et ce qu'elle vaut en France

Apollo annonce plus de 240 millions de contacts et 30 millions d'entreprises, avec 98 % d'emails exacts. Ses propres pages ne s'accordent pas : 210 millions de contacts dans la fiche de son extension, 230 millions dans un communiqué de mars 2026.

  • D'où viennent les données : plus de 2 millions d'utilisateurs « contributeurs » (leur messagerie, leur agenda ou leur CRM connectés), un robot qui lit le web, les rebonds des emails envoyés par Apollo et des fournisseurs tiers, selon son centre d'aide.
  • Ce que vous apportez : connecter votre messagerie ou votre CRM fait de vous un contributeur, sauf accord avec Apollo.

Apollo le reconnaît à demi-mot. Dans son tableau des plateformes pour l'Europe, publié en juin 2026, il cite ses points forts au Royaume-Uni, dans les pays germanophones, au Benelux et dans les pays nordiques ; la France, il la range chez Cognism.

C'est justement le point de départ de Basile. Basile est bâti sur le registre légal français (INPI, RNE, SIRENE) et le BODACC, puis croisé avec LinkedIn et Google Maps : toutes les entreprises du registre, entrepreneurs individuels compris, avec SIREN, code NAF, forme, capital, dirigeants et procédures collectives.

Apollo.io extension : le plugin Chrome, sur LinkedIn et ailleurs

Sur le Chrome Web Store, elle s'appelle « Apollo.io: Free B2B Phone Number & Email Finder » : 4,7 sur 5 sur environ 2 200 notes, et 1 million d'utilisateurs, aussi sur Microsoft Edge. Sa description promet encore des emails illimités sur l'offre gratuite, que la page tarifs limite à 75 crédits par mois.

www.apollo.io/product/chrome-extension
La page de l'extension sur le site d'Apollo, le 4 octobre 2026 : plus de 2 200 avis, 4,7 sur 5 et plus d'un million d'installations.

La page de l'extension sur le site d'Apollo, le 4 octobre 2026 : plus de 2 200 avis, 4,7 sur 5 et plus d'un million d'installations.

Apollo sur LinkedIn : ce que fait l'extension

Sur un profil, le panneau Apollo enregistre le contact avec son email, ou son email et son téléphone : 1 crédit pour l'email, 8 pour le numéro. Vous l'ajoutez ensuite à une liste, à une séquence ou à votre CRM.

Et sur Sales Navigator ?

Beaucoup moins. Selon le centre d'aide d'Apollo, l'extension y montre des « leads suggérés » d'après votre recherche, sans sélection ni action groupée sur les résultats. Sur la fiche d'un prospect, les données Apollo n'apparaissent pas toujours : il faut rouvrir son profil LinkedIn classique. Notre comparatif : Apollo ou Sales Navigator.

Le plugin Apollo hors de LinkedIn

C'est sa vraie force : il marche dans Gmail et Google Agenda, sur les sites d'entreprises, et dans Salesforce, HubSpot, Pipedrive ou Salesloft.

Vous ciblez d'abord dans Sales Navigator ? Emelia, autre logiciel de la maison, fait de la prospection à grande échelle et vend l'enrichissement en forfaits mensuels : avec l'extension SN Assistant d'Emelia, votre recherche part dans Emelia (abonnement dès 37 € HT par mois), qui y cherche ensuite les emails et les portables.

L'extension Basile, et ce que Basile fait qu'Apollo ne fait pas

Basile prend le problème par l'autre bout : d'abord la bonne liste, tirée du registre, puis les coordonnées de ceux qui comptent.

Sur LinkedIn, la fiche légale en plus

Comme Apollo, Basile a son panneau à droite des profils LinkedIn : l'email, un bouton pour le portable, et en prime la fiche de l'entreprise française, avec SIREN, code NAF, forme, capital et date de création. Compris dès l'offre Starter, à 29 € HT par mois.

Le panneau de l'extension Basile ouvert à droite d'un profil LinkedIn : email trouvé et fiche légale de l'entreprise

La recherche est gratuite, l'export se paie

Pas de crédit pour regarder : dans Basile, vous cherchez et ouvrez les fiches gratuitement, dans une certaine limite, emails génériques et téléphones des sites compris. Seul l'export, en CSV ou vers votre CRM, demande l'abonnement.

Un solde qui ne fond pas à la fin du mois

Chez Apollo, les crédits non utilisés disparaissent à chaque cycle. Le solde Basile, lui, n'expire jamais : 0,05 € HT l'email nominatif, 0,50 € HT le portable cherché en cascade, payés seulement s'ils sont trouvés, et rechargés dès 1 € HT.

Claude

Claude, branché sur la base française

Apollo parle aussi à Claude. Basile le fait avec le registre français derrière : avec l'offre API, à 79 € HT par mois, Claude interroge la base par le serveur MCP et vous rend le fichier, à partir d'une demande en français.

Basile Advanced, l'agent qui monte le fichier

Vous décrivez votre besoin comme à un collègue ; l'agent construit le fichier, le vérifie et explique ses choix. Aucun autre fournisseur de données ne propose un agent de ce niveau sur les entreprises françaises. Encore en test : une demande par mois en Starter, deux en API, trois en Agence.

Combien coûte Apollo ?

Gratuit

0 $

sans date de fin

  • 75 crédits par mois
  • 2 séquences, filtres de base
  • 25 fiches par sélection

Basique

65 $

HT par siège et par mois ; 588 $ par an

  • 2 500 crédits par mois, ou 30 000 par an
  • Séquences illimitées, filtres avancés
  • Cascade, Google Maps, 1 000 fiches par sélection

Professionnel

99 $

HT par siège et par mois ; 948 $ par an

  • 4 000 crédits par mois, ou 48 000 par an
  • Tests A/Z, suivi des ouvertures et des clics
  • 2 500 fiches par sélection

Organisation

1 428 $

HT par siège et par an, à l'année seulement, 3 sièges au moins

  • 72 000 crédits par an et par siège
  • Authentification unique, sécurité avancée
  • 10 000 fiches par sélection

Prix en dollars, hors taxes, relevés le 4 octobre 2026 sur la page tarifs d'Apollo. L'annuel se paie d'avance, pour douze mois, 24 % moins cher que le mensuel, et se reconduit sauf avis 30 jours avant l'échéance.

www.apollo.io/fr/pricing
Les offres d'Apollo en facturation mensuelle, le 4 octobre 2026. Organisation y affiche 149 $, mais ne se vend qu'à l'année (1 428 $ par siège).

Les offres d'Apollo en facturation mensuelle, le 4 octobre 2026. Organisation y affiche 149 $, mais ne se vend qu'à l'année (1 428 $ par siège).

Ce qui se compte : 1 crédit par email vérifié, 8 par numéro, qu'il s'agisse d'un portable, d'une ligne directe ou d'un poste au bureau, précise Apollo. Les 2 500 crédits mensuels de Basique font donc 2 500 emails, ou 312 numéros.

  • Les crédits expirent à la fin de chaque cycle, au mois comme à l'année, sans report. Les crédits achetés en plus aussi.
  • Les crédits en plus se renouvellent tout seuls : 25 $ les 1 000, 180 $ les 10 000, prélevés à chaque cycle tant que vous ne remettez pas le curseur à zéro.
emelia

Emelia, la plateforme de prospection de la maison.

Apollo vend la liste et les coordonnées ensemble. Chez nous, la liste se prend dans Basile, et les emails dans Emelia, avec un forfait dès 19 € HT par mois pour 1 000 crédits, valables un an. Sur un mois :

Sur un moisApollo
1 000 emails nominatifs65 $ HT : Basique au mois, 2 500 crédits48 € HT, soit la liste chez Basile (29 €) plus 1 000 crédits Emelia (19 €)
10 000 emails nominatifs245 $ HT : Basique au mois et 10 000 crédits en plus128 € HT : la liste dans Basile et 10 000 crédits Emelia (99 €)
Crédits non utilisésPerdus à la fin du mois, crédits achetés comprisValables un an chez Emelia, sans expiration avec le solde Basile

Prix HT relevés le 4 octobre 2026, sans conversion du dollar. Les coûts d'Apollo supposent toutes les coordonnées trouvées.

Apollo.io avis : 4,7 sur G2, 3,1 sur Trustpilot

G2

4,7 / 5

9 839 avis

Capterra

4,5 / 5

398 avis

Chrome Web Store

4,7 / 5

environ 2 200 notes, 1 million d'utilisateurs

Trustpilot

3,1 / 5

1 346 avis

Notes relevées le 4 octobre 2026. Sur Trustpilot, Apollo invite ses clients à noter.

G2 et Capterra notent surtout la base et les filtres. Trustpilot raconte autre chose : 36 % des 1 346 avis sont à 1 étoile, et Apollo n'a répondu qu'à 6 % des avis négatifs. Les avis positifs récents sont surtout courts et sollicités ; les avis spontanés, eux, sont durs.

Ce qui plaît chez Apollo

  • Une base immense et des filtres fins, surtout pour les États-Unis.
  • Tout au même endroit : recherche, emails, appels, rendez-vous.
  • Une offre gratuite et des prix affichés, quand ZoomInfo ou Cognism vendent sur devis.

Ce qui fâche

  • Un support confié d'abord à une IA, et des réponses qui changent d'un agent à l'autre.
  • Des comptes bloqués ou bannis sans explication, avec des crédits dessus.
  • Des crédits qui expirent, des rebonds et des numéros faux, pas toujours remboursés.

Le titre d'un avis du 29 septembre 2026 résume le premier reproche : « 24 messages later. Still no straight answer. » Un autre client voit son compte bloqué jusqu'au 10 octobre, alors que ses crédits achetés expirent le 1er.

Le reprocheChez Apollo
Crédits perdusÀ la fin de chaque cycle, crédits achetés comprisLe solde n'expire jamais
ReconductionAutomatique, sauf avis 30 jours avant l'échéance ; l'annuel se paie d'avanceUn abonnement au mois, qu'on résilie soi-même en ligne
RemboursementSommes non remboursables ; un portable faux ne l'est jamaisEmail ou portable facturé uniquement s'il est trouvé

Règles d'Apollo : conditions générales du 10 août 2026, page tarifs et centre d'aide, relus le 4 octobre 2026.

Apollo ou Basile : la comparaison

Apollo
CouvertureMondiale, forte en Amérique du Nord ; rien de publié sur la FranceToute la France du registre, indépendants inclus
Données légalesNi SIREN, ni SIRET, ni code NAF ; secteurs en codes SIC et NAICSSIREN, code NAF, forme, capital, dirigeants, et même les procédures collectives
SourcesUtilisateurs contributeurs, robot, partenaires ; les commerces de Google Maps en import, payés en créditsRegistre, LinkedIn et Google Maps déjà croisés ; fiche Google et standard inclus, sans coût à la ligne
Prix d'entrée65 $ HT par siège et par mois, ou 588 $ HT par an29 € HT par mois (290 € HT à l'année)
Volume1 000 fiches par sélection en Basique, chaque coordonnée en crédits100 000 lignes exportées chaque mois, au forfait
Coordonnées1 crédit l'email, 8 le numéro ; crédits perdus en fin de cycle, portable jamais rembourséEmail à 0,05 € HT, portable à 0,50 € HT cherché en cascade, payés seulement s'ils sont trouvés

Relevé le 4 octobre 2026 sur les pages d'Apollo (tarifs, centre d'aide, conditions générales) et sur basile.cc.

Quelles alternatives à Apollo ?

Alors, Apollo ou Basile ?

Choisissez Apollo si…

  • vous prospectez surtout en anglais, aux États-Unis ou au Royaume-Uni ;
  • vous voulez chercher, écrire et appeler dans un seul outil ;
  • 65 $ par siège et par mois ne vous font pas peur, et vous consommez tous vos crédits.

Choisissez Basile si…

  • vos clients sont français, TPE, artisans et indépendants compris, avec SIREN et code NAF ;
  • vous exportez des milliers de lignes par mois pour 29 € HT, sans crédits qui expirent ;
  • vous voulez payer 79 € HT par mois et brancher Claude.

Questions fréquentes

Apollo.io est-il gratuit ?

En partie : l'offre gratuite donne 75 crédits par mois, soit 75 emails ou 9 numéros, 2 séquences et des filtres de base. Ensuite, Basique coûte 65 $ HT par siège et par mois, ou 588 $ HT par an.

Combien coûtent un email et un numéro chez Apollo ?

1 crédit l'email vérifié, 8 le numéro, portable ou fixe, et les crédits restants sont perdus à la fin du cycle. Chez Basile, l'email trouvé coûte 0,05 € HT, sur un solde sans abonnement qui n'expire jamais ; pour de gros volumes, Emelia, du même éditeur, propose des forfaits dès 19 € HT par mois pour 1 000 crédits.

Les crédits Apollo expirent-ils ?

Oui, à la fin de chaque cycle de facturation, au mois ou à l'année, y compris les crédits achetés en plus, qui se renouvellent automatiquement. Le solde Basile, lui, n'expire jamais.

Apollo.io a-t-il une API ?

Oui, sur toutes les offres, avec des limites (600 requêtes par jour en gratuit, 2 000 en Basique et Professionnel), et un serveur MCP pour Claude et ChatGPT. Enrichir une personne coûte 1 à 9 crédits. Côté Basile, l'offre API coûte 79 € HT par mois et se branche à Claude.

Apollo couvre-t-il bien la France ?

Apollo ne publie aucun chiffre pour la France, n'a ni SIREN ni code NAF, et ne cite pas la France parmi ses points forts en Europe. Pour les TPE et les indépendants français, partez du registre, comme Basile.

Apollo ou HubSpot : quelle différence ?

Pas le même outil : HubSpot est un CRM, sans base de prospection intégrée ; Apollo vend la base et l'envoi, et se synchronise avec HubSpot dans les deux sens. Beaucoup d'équipes gardent HubSpot et y branchent une source de contacts.

Comparer avec d'autres bases